Notre groupe d'entraide est né du désir exprimé par plusieurs femmes francophones atteintes du cancer de l'ovaire lors d'un symposium en mai 2004.  Celles-ci désiraient mettre fin à leur isolement et partager leur expérience avec d'autres femmes qui vivaient la même épreuve qu'elles.

Grâce à l'initiative de deux survivantes, mesdames Jocelyne Gobeil et Josée Ann Maurais, le groupe a vu le jour au début du mois d'octobre 2004. Durant l'été précédent, plusieurs rencontres de travail ont eu lieu dans le magnifique jardin de Jocelyne, afin de préparer sa naissance.
Images du jardin de Joceyne (PPT)

Avec l'aide complice de madame Gwen Vineberg d'Ovarian Circle (groupe de soutien dédié aux femmes anglophones de la région de Montréal), nous avons appris les besoins et défis d'un groupe d'entraide. Ce partage des connaissances a été d'une valeur inestimable et a permis de créer des liens très forts entre nos deux groupes.

Parmi les tâches à accomplir, il fallait contacter les femmes qui avaient exprimé le désir de se joindre à un groupe d'entraide et atteindre d'autres femmes touchées par le cancer de l'ovaire et des autres cancers gynécologiques, avec l'aide des équipes de gynéco-oncologie des hôpitaux montréalais. Les Dres Diane Provencher et Line St-Amour du Centre hospitalier universitaire de Montréal / Pavillon Notre-Dame nous appuyaient dans notre projet et ont parlé de nos rencontres à leurs patientes. Madame Françoise Vézina, une des pionnières du groupe, s'est portée volontaire pour faire les appels.

Il faillait aussi bâtir des balises et établir des principes de fonctionnement afin de faciliter les échanges et créer un climat de confiance permettant aux participantes de s'exprimer librement, en toute confidentialité.  Il y avait aussi l'aspect logistique à penser. La grande débrouillardise de Jocelyne a permis de trouver un local au Y des femmes. Et Josée Ann s'est chargée de trouver du financement pour aider le groupe à démarrer. Au début d'octobre 2004, nous étions enfin prêtes à démarrer et à tenir notre première rencontre!

Depuis, plein de choses ont changé, les rencontres se tiennent maintenant à Montréal, Québec et sur la Rive-Nord de Montréal.  D'autres survivantes, Suzanne Poulet et Paule Primeau, ont pris la relève. Elles sont secondées dans leurs tâches par un noyau solide de femmes qui ont à cœur de continuer à faire vivre Ovaire espoir dans le même esprit avec lequel il a été créé... un endroit chaleureux pour apprendre, partager et se retrouver entre femmes qui vivent avec le cancer de l'ovaire et les autres cancers gynécologiques !